mercredi 23 mai 2018

Conseil municipal du 23 mai 2018

Ce retour sur le conseil municipal a pour objet d'informer les citoyen-ne-s sur certaines délibérations de l'assemblée municipale. A cette occasion, je tenterai de vous expliquer mes prises de position et vous communiquerai mes interventions.

Pour l'essentiel :


- Attribution de subventions communales au titre de l'année 2018

L'an dernier lors de ce même vote d'attribution de subventions aux associations nous mettions en garde contre une vision du mouvement associatif pensé comme prestataire de services et substitutif des services et politiques publics.
Cette année une nouvelle association fait son entrée dans le cercle des "subventionnées". Voici comment elle se présente : "une alternative au service public pédopsychiatrique saturé et sclérosé".
Alors il ne s'agit pas de s'opposer à son subventionnement ni de mettre en doute des bonnes volontés, je demande plutôt à ce que l'on s'interroge collectivement sur l'exposé de ces motifs.
Le mouvement associatif peut et doit selon nous contribuer à accompagner, compléter le service public mais n'a aucune vocation à s'y substituer. Nous estimons qu'il s'agit là d'un glissement dangereux. le service public attaqué de toutes parts reste un garant essentiel des principes de neutralité et d’égalité, valeurs sur lesquelles devrait être basé le subventionnement aux associations de toute collectivité.

- Avis sur le projet de transformation du centre de valorisation des déchets ménagers du SYCTOM à Ivry-sur-Seine.

Comme vous pouvez vous en douter, nous donnerons un avis défavorable sur ce projet de reconstruction de l'incinérateur d'Ivry-Paris 13.
Vous expliquez de votre côté émettre désormais des réserves basées sur les observations publiées le 21 mars dernier par l'Autorité Environnementale soit le conseil général de l'Environnement et du Développement Durable.
Vous omettez dans ces réserves que cette instance elle-même conteste le calcul du gisement de déchets retenu par le Syctom pour justifier de cette reconstruction. Un écart de 400 000 tonnes en plus, un recyclage de 26,5% des déchets ménagers et assimilés à l'horizon 2025 alors que la loi de transition énergétique vise les 65%. C'est donc sur des orientations d'il y a 20 ans que se justifie aujourd'hui un projet surdimensionné à 2 milliards d'euros. Je vous invite sur cette question de sur dimensionnement à vous renseigner sur l'incinérateur de Copenhague qui se voit aujourd'hui obligé d'importer des déchets de l'étranger pour pouvoir fonctionner. 
Vous omettez dans vos réserves les compléments d'informations demandés par l'Autorité Environnementale sur l'Unité de Valorisation Organique qui disparaît de l'enquête publique en cours alors que les deux projets sont liés.
Oubliées les demandes de précisions sur les pollutions émises et sur la nécessaire prise en considération de l'alternative crédible proposée par des associations : le plan BOM, Baisse des Ordures Ménagères.

Donc au-delà de timides réserves, je vous invite à émettre un avis défavorable sur ce projet qui prote en lui tous les ingrédients de futurs scandales financiers et sanitaires




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