mercredi 7 mars 2018

Ce retour sur le conseil municipal a pour objet d'informer les citoyen-ne-s sur certaines délibérations de l'assemblée municipale. A cette occasion, je tenterai de vous expliquer mes prises de position et vous communiquerai mes interventions.

Pour l'essentiel :

10) Rapport d'orientation Budgétaire

C'est dans un contexte national bien particulier que nous étudions aujourd'hui le rapport d’orientation budgétaire de notre commune.
En effet le projet de loi de fiances 2018 présenté par le gouvernement n'est pas seulement celui qui profitera à une oligarchie qui nous agite le spectre de la dette sous le nez pour mieux cacher les juteuses réformes dont elle profite.
Ce projet de loi et celui de programmation franchissent un pas considérable dans le déni démocratique, en particulier dans le sort réservé aux collectivités locales. La proposition d'un pacte entre les collectivités locales et l'Etat prévu dans le cadre de ce projet de loi de finaces n'est selon nous rien d'autre qu'une mise sous tutelle des collectivités.
Si nous sommes favorables à une réforme de la taxe d'habitation et plus spécifiquement des bases locatives, sa suppression annoncée avec compensation aléatoire de l'Etat touche selon nous au principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales qui ne peut trouver de déclinaison concrète sans fiscalité propre.
Alors si ne partageons pas les mêmes positions et options politiques, si nous estimons quant à nous que la commune de Charenton reste en capacité financière d'investir davantage qu'elle ne le fait, si nous sommes persuadés qu'elle reste comme collectivité privilégiée moins impactée que d'autres par la baisse des dotations de l'Etat, nous serons des opposants fermes à cette dévitalisation et continuerons de défendre le triptyque Commune-Département-Etat, base de notre construction républicaine.
Mais au nom de quoi en sommes-nous arrivés là?
Au nom de la dette et de la maîtrise du déficit public.


Les réformes économiques cachées derrière les termes de "politique d'austérité" nous sont présentées aujourd'hui et depuis plus de 10 ans comme la seule solution pour sortir de la crise de la dette.
Ces politiques injustes ne se contentent pas de mettre à mal la situation des collectivités, elles sont en train d'y détruire les services publics.
Si nous constatons votre mobilisation, que nous soutiendrons par ailleurs, pour le maintien des effectifs de la police nationale sur notre territoire, nous regrettons que celle que nous avions proposé contre la fermeture du bureau de Poste de la rue Pasteur soit restée lettre morte.
A l'horizon la fermeture de la permanence d'accueil du public de la CPAM et le déplacement à Maisons Alfort du Service des Impôts aux particuliers.
Lutter contre les conséquences est une chose, combattre les causes en est une autre.
D'ailleurs renvoyer les usagers vers internet au détriment des plus fragiles et réduire les plages horaires d'ouverture au public de certains services sous couvert de réorganisation, n'est-ce pas aussi se qui se pratique sur notre commune?
En corollaire de cette destruction des services publics, nous trouvons l'attaque sans précédent sur les agents qui assurent ces missions.
Gel du point d'indice, rétablisssment d'un jour de carence, plan de départs volontaires, les agensts sont de plus en plus touchés et stigmatisés dans un projet cynique de, je cite, "révolution managériale" qui veut transposer dans la sphère publique une "expérience client". (Gilles Legendre porte parole LREM à l'Assemblée, Les Echos, 7 février 2018).
Il y a un an nous nous réunissions pour la même occasion quelques semaines après une grève des agents de notre commune. Ils y dénonçaient une nouvelle organisation de leur temps de travail et de nouvelles dispositions concernant leurs congés et RTT. Mais ils faisaient également état de leur souffrance en raison d'un management pathogène. Aujourd'hui c'est un service, celui de la Jeunesse qui va mal, victime des prétentions managériales et d'une erreur de positionnement de l'élu référent.
Si la hausse du nombre d'inscriptions doit se faire à ce prix là, nous estimons que d'autre scritères qualitatifs doivent être mis en place et que toutes les mesures doivent êtres prises pour protéger les victimes et permettre au service de fonctionner.

En matière de protection de notre écosystème, des avancées se sont opérées notamment sur la question du tri des déchets. Malheureusement les Charentonnais restent et depuis tant d'années victimes d'une pollution de l'air liée à l'autoroute A4. Il sa'git d'un problème de santé publique majeur. La transformation de cet axe en boulevard urbain est une étape, sa couverture reste selon nous la solution.
Le développement de stransports doux est remarquable dans notre commune. Nous déplorons la perte de 2 stations de vélos en libre-service mais c'est un démarrage nous a-t-on affirmé. Si cete offre se complète par une aide à l'acquisition d'un vélo à assistance électrique, c'est bien désormais le développement d'un véritable réseau de pistes cyclables étendu et sécurisé qu'il va falloir envisager. Pour diminuer la place de la voiture en ville, la question des transports collectifs, de leur fréquence et de leur gratuité les jours de pics de pollution relève encore malheureusement de la compétence régionale.
L'introduction de 30% d'aliments issus de l'agriculture biologique dans les cantines est un premier pas. Nous espérons que cette introduction se fera également dans les repas servis dans les structures de Petite Enfance.

En matière de protection sociale et de solidarité, nous regrettons qu'aucun secteur ne puisse être sanctuarisé, ses tarifs n'augmentant plus pour les années à venir.
Les aides du CCAS doivent se tourner vers l'ensemble des populations charentonnaises en difficulté sans aucune forme de discrimination ni de critères moraux. Il n'y a pas de foyers plus méritants que d'autres devant un frigo vide. Il n'y a pas de familles qui méritent plus que d'autres de partir quelques jours en vcances ou de pratiquer une activité sportive.
Enfin ces derniers jours de grand froid nous ont rappelé notre devoir de solidarité à l'égard des plus démunis. Leur accompagnement et mise à l'abri seraient sans aucun doute une firté pour l'ensemble de de nos concitoyens.

14) Approbation du changement d'organisation scolaire.

Le seul reproche que nous avons fait à la réforme des rythmes scolaires c'est d'avoir fait entrer les collectivités locales dans l'organisation de ces nouveaux temps scolaires. Cette réforme aurait du selon nous être mise en place nationalement et fiancée intégralement par l'Education Nationale. D'une commune à l'autre, selon ses moyens et sa volonté politique, c'est un éventail large que nous avons vu se déployer : ici garderie, là occupationnel, telle autre recours au privé, ailleurs de réelles volontés de mettre en place des activités nouvelles pour les enfants. Des PEDT monuments de mauvaise foi ont circulé pour obtenir les aides de l'Etat à la mise en place de cette réforme. Aujourd'hui pire encore c'est à chaque collectivité de décider ou non du maintien des nouveaux temps scolaires.
Offrir le choix a conduit, et cela était prévisible, des communes et des écoles à choisir par confort le retour à la semaine de 4 jours, préférant le rythme des parents (électeurs potentiels) à celui des enfants.
Mais offrir le choix c'est aussi laisser le gouvernement raréfier les aides publiques, aides nécessaires pour créer des activités péri-éducatives de qualité et gratuites.

Cette territorialisation n'est qu'un début, début d'une mise en concurrence des établissements, premier pas de la politique éducative néolibérale défendue par le nouveau ministre M. Blanquer. des équipes pédagogiques dirigées par des chefs d'établissements transformés en managers. Les familles qui choisissent librement leur établissement dans un grand marché de l'éducation en s'appuyant sur des classements divers et cela dès l'école primaire. Dans ce cadre les concurrents privés hors contrat et hors éthique seront bien sûr encouragés.

Contre cette école de la sélection et du tri qui fait le lit des inégalités et de la ségrégation scolaire sur la faillite organisée du service publique, nous défendons la légitime aspiration sociale à la réussite scolaire pour toutes et tous.
L'accès des enfants des classes populaires à un haut niveau de culture et de qualification passe par une rupture nette avec l'idéologie néolibérale, la création de nombreux postes, une meilleure formation de tous les personnels éducatifs et bien entendu une carte scolaire à la hauteur des enjeux de mixité sociale, ce que notre ville ne propose toujours pas dans la refonte de la sienne.

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