dimanche 7 février 2016

Mort dans la rue à Charenton


Ce ne sont que quelques lignes dans le Parisien: Un sans domicile fixe a été découvert mort, ce samedi 6 novembre quai des Carrières à Charenton dans la cage d’escalier d’un parking souterrain. Ce sont les policiers municipaux qui ont découvert le corps sans vie de cet habitué de la commune.

Nous l’avons tous croisé, sans doute. Est-il mort de froid ? De maladie ? Par défaut  de soins ? D’épuisement peut-être…
Depuis le 1er janvier, 37 « SDF » sont décédés à l’âge de 50 ans en moyenne selon les chiffres collectés par le collectif Morts de la Rue. Il est le 38 ème. Il avait 49 ans.

En 2015, 474 SDF sont morts. « Ces listes ne sont pas exhaustives. La réalité nous est inconnue : peut-être dix fois plus de décès que ceux que nous citons » précise le collectif Morts de la rue. http://www.mortsdelarue.org

Pendant l’Etat d’urgence, l’urgence sociale se poursuit dans l’indifférence générale.
Nous ne pouvons pas, individuellement, faire grande chose face à cette série noire que la classe politique semble avoir renoncé à interrompre. Nous pouvons cependant appeler le SAMU social ou les pompiers quand nous sommes témoins d’une situation alarmante. 

Il y a aussi des dispositifs très simples à mettre en place… Lors d’une conversation, une personne sans domicile m’avait confié à quel point il est difficile de laver son linge. Les laveries automatiques sont coûteuses et le regard des autres clients parfois pesant. Il avait avancé l’idée d’une laverie sociale « où on pourrait laver ses vêtements en buvant un café, tranquille. » Une utopie ?

On peut aussi regretter que la mairie de Charenton, ville de 30 000 habitants, ne dispose que d’une seule assistante sociale pour faire face à une pauvreté qui ne cesse de s’étendre et dont les morts de la rue sont la conséquence la plus extrême.

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