samedi 7 février 2015

La Grèce a besoin de nous

Première rencontre entre le président de la zone euro Jeroen Dijsselbloem et le ministre grec de l'économie, Yanis Varoufakis.
La Banque Centrale Européenne a refusé de renouveler un prêt aux banques grecques au risque de plonger le pays dans un chaos économique effroyable. Ces lignes de financement constituaient pourtant un engagement de la BCE selon des modalités acceptées depuis 2010. La Banque Centrale en théorie indépendante mais en réalité à la botte de l’Allemagne et des marchés financiers exerce un incroyable chantage: elle n’acceptera de sauver les banques grecques que si le Premier ministre Alexis Tsipras poursuit la politique d’austérité imposée par la Troika, dont tout le monde s’accorde à reconnaître les conséquences désastreuses tant sur la plan social qu’économique. La BCE veut contraindre le gouvernement grec a mettre en place une politique en contradiction totale avec celle choisie par les électeurs. 


Le président de la zone euro Jeroen Dijsselbloem s'en va et il n'est pas content...
On ne parle pas là d’orientations économiques plus ou moins interchangeable auxquelles nous a habitué l’alternance entre la « gauche » sociale-démocrate et la droite libérale: pour beaucoup de Grecs, il s’agit d’une question de vie ou de mort: les petits retraités dont les pensions ont été divisées par deux, les malades victimes d’un système de santé ravagé par les restrictions budgétaires. Le programme prévoit aussi des coupons alimentaires destinés aux nombreux Grecs qui ne peuvent même plus manger à leur faim (à lire sur le Monde Diplomatique: "Quand l'austérité tue").  Le plan de relance annoncé par le Premier ministre Alexis Tsipras coûte environ 12 milliards d’euros. C’est le quart des cadeaux faits aux entreprises par le gouvernement français avec l’efficacité que l’on sait. Rappelons encore que la BCE a versé sans sourciller 2000 milliards d’euros aux grandes banques européennes pour les refinancer après la crise provoquée par la rapacité de ces mêmes banques ! 

Le coup d’état technocratique de la BCE est la traduction dans les faits de cette phrase du président de la commission européenne et ancien Premier ministre du paradis fiscal luxembourgeois, Jean-Claude Juncker: « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens. » Nous espérons de tout coeur que les Grecs, avec notre soutien, lui prouveront qu’ils se trompe. 

Ci-dessous, vous pourrez regarder cette vidéo en trois parties très éclairante réalisée par la rédaction du journal Fakir qui montrent qu’au cours de l’Histoire de nombreux pays ont trouvé un moyen de régler le problème de leur dette sans affamer leur peuple.




Qu'on leur coupe la dette 1/3 : La saignée par fakirpresse


Qu'on leur coupe la dette 2/3 - la confiscation par fakirpresse


Qu'on leur coupe la dette 3/3 - le fléchage par fakirpresse

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