vendredi 12 septembre 2014

Conseil municipal du 11 décembre 2014

Ce retour sur le conseil municipal a pour objet d'informer les citoyen-ne-s sur certaines délibérations de l'assemblée municipale. A cette occasion, je tenterai de vous expliquer mes prises de position et vous communiquerai mes interventions.

Pour l'essentiel :


  • Délibération n°3 : Autorisation donnée à Monsieur le Maire de verser à des associations municipales un acompte sur leur subvention 2015.
J'ai bien sûr voté pour cette délibération car il ne s'agit pas de mettre en difficulté les associations concernées par ces acomptes. En revanche, je suis surprise de constater que la majorité municipale, tant attachée aux droits et aux devoirs de chacun, n'est pas plus attentive quant à la présence de toutes ces associations subventionnées par la ville aux forums des associations des mois de septembre.


  • Renouvellement de l'autorisation donnée au Maire de solliciter des subventions auprès de l'Etat au titre du Fonds Interministériel pour la Prévention de la Délinquance.
60% de ce Fonds Interministériel a servi à financer l'installation de la vidéosurveillance dans les communes qui l'ont sollicité comme c'est le cas à Charenton où s'est inauguré il y a peu un Centre de Supervision Urbaine.
Si la vidéosurveillance peut avoir son efficacité en milieu fermé ou sur des grands axes routiers pour prévenir et sanctionner la délinquance routière, elle est loin d'avoir fait ses preuves pour les infractions de voie publique.
Au mieux elle conduit à déplacer géographiquement la délinquance vers des zones non filmées.
Mais elle reste inutile face à la corruption, la fraude fiscale et administrative et les abus de biens sociaux. Elle demeure inadaptée face aux violences domestiques.
La vidéosurveillance ne se substituera jamais au travail de terrain et de proximité, indispensables à la prévention et à la connaissance du fonctionnement d'une délinquance localisée.
Le vieux fantasme selon lequel la surveillance généralisée dissuaderait le crime sert de cache misère à la diminution des effectifs humains.
Car peu importe l'efficacité de cet investissement exorbitant, la fonction de la vidéosurveillance est avant tout idéologique. La technologie viendrait rassurer la population dont le sentiment d'insécurité s'accroit à mesure que la présence humaine en matière de sécurité diminue.
Voilà pourquoi j'ai voté contre cette délibération.

  • Délibération n°17 : Autorisation donnée à Monsieur le Maire de signer deux conventions de partenariat avec le Conseil Général du Val de Marne pour les replantations ponctuelles d'arbres le long des routes départementales et pour la décoration des arbres d'alignement lelong des routes départementales de la Commune.
La note communiquée aux conseillers municipaux précise que l'une de ces conventions ne s'appliquera que pour la D6 ou Rue de Paris mais nous ne saurons pas laquelle...Cette restriction n'apparaît plus dans la délibération et moins encore dans les conventions vierges qui nous ont été transmises.
Nous espérons donc bien que toutes les routes départementales traversant Charenton (la D6 ou Rue de Paris comme la D103 ou Quai des Carrières) pourront bénéficier de ces conventions. 
D'autant que le sentiment d'abandon des habitants du Quai des Carrières se renforce chaque jour face aux pollutions auxquelles ils sont exposés et au manque de propreté de leurs trottoirs.

  • Délibération n° 23 : Avis sur le Programme Local de l'Habitat (PLH) intercommunal Charenton le Pont/Saint Maurice.
L'avis des membres du Conseil Municipal est demandé sur le Programme Local de l'Habitat intercommunal. Ce document ne nous a pas été communiqué pour la préparation de la commission urbanisme du 2 décembre dernier, date à laquelle il nous a été présenté. Il est ensuite devenu consultable auprès de l'Administration Générale 3 jours avant le conseil municipal (5 jours moins 1 week end = 3 jours) alorsqu'il semble avoir été transmis à la ville le 5 novembre 2014. 
Nous demandons donc que ce document soit envoyé à tous les membres de cette assemblée délibérante.
Nous regrettons également que les délibérations de de la Communauté de Communes ne soient pas rendues plus visibles pour les citoyens.
Quant au contenu de ce PLH, le diagnostic semble bon mais la réponse au manque de mixité sociale ne paraît pas suffisante. L'absence d'articulation du PLH avec le PLU (Plan Local d'Urbanisme) renforce la dimension incantatoire de ce document et nous fait craindre le maintien de la ségrégation spatiale à l'oeuvre sur la commune.

  • Délibération n°30 : Fixation des tarifs des prestations périscolaires, extrascolaires et scolaire à compter du 1er janvier 2015.
Nous considérons que les tranches proposées pour le calcul du coefficient familial sont injustes et inadaptées à la sociologie d'une commune dont 25% des habitants ne sont pas imposables et dont parallèlement le revenu moyen est supérieur de 1000€ à la moyenne nationale.
Augmenter le nombre de tranches et répercuter les augmentations en fonction des ressources de chacun permettrait à la commune remplir son rôle de bouclier social pour les familes les plus fragilisées.








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